Le DPE des immeubles de la Grand-Place à Arras

Mis à jour : août 2026

En bref

Les façades à pignons de la Grand-Place ont été reconstruites à l'identique dans les années 1920, après la Première Guerre mondiale. Ce qui compte pour le DPE est cette date de reconstruction, pas le style affiché.

Comparer 3 devis gratuits

Un décor ancien, une structure de 1920

Les pignons à volutes de la Grand-Place et de la Place des Héros donnent une impression d'ancienneté qui trompe. L'ensemble a été détruit pendant la Première Guerre mondiale puis relevé dans les années 1920, à l'identique de l'aspect d'origine.

Les façades reprennent le dessin baroque flamand du dix-septième siècle. Ce qu'il y a derrière relève des techniques de reconstruction de l'entre-deux-guerres.

Pourquoi la date compte plus que le style

La méthode du DPE raisonne par période de construction. Elle attribue des performances de paroi selon l'époque, parce que les modes constructifs et les exigences ont évolué.

Un immeuble reconstruit dans les années 1920 relève donc de cette période, pas du dix-septième siècle. C'est une différence considérable : les techniques, les matériaux et les épaisseurs n'ont rien de commun.

Ce que l'entre-deux-guerres a apporté

Le béton armé se généralise dans ces années-là, y compris derrière des façades de style. Planchers, poteaux et refends peuvent être en béton là où l'aspect suggère la maçonnerie traditionnelle.

Cela change tout pour un diagnostic : un plancher béton et un plancher bois n'ont ni la même inertie, ni le même comportement, ni les mêmes possibilités d'isolation par le dessous.

Ce que le diagnostiqueur doit établir

Il ne peut pas deviner ce qui se cache derrière une façade. Un immeuble d'aspect ancien sera rattaché par défaut à ce que la documentation disponible indique, et à défaut à l'hypothèse la plus pénalisante.

Fournir la date réelle de reconstruction et, si possible, un descriptif de la structure change la saisie. Les archives municipales conservent souvent les dossiers de permis de la période de reconstruction.

Deux reconstructions dans une ville

Arras porte cette particularité : la Grand-Place relevée après 1918, et les quartiers périphériques rebâtis après 1945. Les données le confirment, 21,2 % du parc communal datant d'avant 1948 et 44,6 % de la période 1948-1974.

Deux immeubles arrageois d'apparence comparable peuvent donc relever de deux cohortes constructives séparées par un quart de siècle.

La contrainte patrimoniale demeure

Que la façade date de 1920 ne la rend pas moins protégée. L'ensemble relève d'un secteur où les travaux extérieurs passent par l'architecte des Bâtiments de France, et l'isolation par l'extérieur est exclue.

Le doublage intérieur reste donc la voie principale, avec l'avantage que le béton armé, contrairement au pan de bois, ne pose pas de problème de perspirance.

Le levier des menuiseries

Les fenêtres hautes et nombreuses de ces façades représentent une part importante de la surface déperditive. Leur remplacement est encadré quant à l'aspect, jamais quant à la performance du vitrage.

Dimensions, partition, section des profils, matériau apparent et teinte relèvent de l'avis. Un double vitrage inséré dans une menuiserie correctement dessinée passe généralement sans difficulté.

Autour du diagnostic

Pour situer un bien, la répartition des classes à Arras donne le contexte, et la page Reconstruction traite du parc d'après 1945.

La page DPE à Arras détaille le déroulé du diagnostic et les justificatifs à réunir avant la visite.

Questions fréquentes

Les façades de la Grand-Place sont-elles anciennes ?

Leur dessin l'est, pas leur construction. L'ensemble a été détruit pendant la Première Guerre mondiale puis relevé dans les années 1920, à l'identique de l'aspect baroque flamand d'origine.

Pourquoi la date de reconstruction compte-t-elle ?

La méthode du DPE raisonne par période de construction et attribue des performances de paroi selon l'époque. Un immeuble relevé dans les années 1920 relève de cette période, pas du XVIIe siècle.

Que peut-il y avoir derrière la façade ?

Du béton armé, généralisé dans l'entre-deux-guerres, y compris derrière des façades de style. Un plancher béton et un plancher bois n'ont ni la même inertie ni les mêmes possibilités d'isolation.

Comment aider le diagnostiqueur ?

En fournissant la date réelle de reconstruction et, si possible, un descriptif de la structure. Les archives municipales conservent souvent les dossiers de permis de la période de reconstruction.

Peut-on isoler par l'intérieur ici ?

Oui, et c'est la voie principale puisque l'extérieur est exclu en secteur protégé. Avantage sur le pan de bois : le béton armé ne pose pas de problème de perspirance.

Sources officielles

3 devis à comparer100% gratuitSans engagementRéponse sous 24hIntervention sous 48h
Devis gratuits

Comparez jusqu'à 3 devis de diagnostiqueurs à Arras

Décrivez votre projet en 2 minutes : réponse sous 24 h, 100 % gratuit et sans engagement.

1Votre bien
2Votre sélection
3Vos coordonnées

Quel est votre projet ?

Sélectionnez votre situation pour démarrer

Choisissez une réponse pour continuer

Gratuit · Sans engagement