Le diagnostic amiante à Arras
Mis à jour : juin 2026
En bref
À Arras, le risque amiante se concentre dans les barres et tours des grands ensembles des années 1960-1970 et dans les immeubles d'après-guerre, où ce matériau a été employé en masse. La loi rend le repérage obligatoire dès lors que le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, date qui ferme l'usage de l'amiante dans la construction.
Bon à savoir : la reconstruction des places baroques flamandes après 1918 est antérieure à cette diffusion massive et pose surtout une question de plomb. Quand le repérage ne trouve rien, son résultat reste valable sans limite de durée.
Quel bâti arrageois tombe dans le champ du repérage
Le critère est purement administratif : un permis délivré avant le 1er juillet 1997. À Arras, cela englobe surtout les grands ensembles des années 1960-1970 et le logement collectif d'après-guerre, époques où l'amiante équipait tout, du sol aux gaines techniques. Les pavillons et copropriétés plus tardifs en sortent dès que leur permis est postérieur à cette date.
Les matériaux passés en revue lors de la visite
Plutôt que de tout démonter, l'intervenant cible les composants où l'amiante était courante à l'époque concernée : revêtements de sol souples et leur colle, calorifugeages autour des canalisations, plaques de toiture ou bardages en fibrociment, faux plafonds et flocages des parties techniques. Chaque élément suspect est inspecté visuellement, et un prélèvement n'est déclenché qu'en cas de doute sur la nature du matériau.
Durée de validité et place dans le dossier de vente
Un constat sans amiante ne se périme pas : il accompagne le bien d'une vente à l'autre. Si de l'amiante est repérée, l'état de conservation conditionne la suite (contrôle périodique ou travaux). Le constat rejoint les diagnostics de vente, aux côtés du DPE et de l'ERP ; voir aussi les prix. Pour le bâti antérieur à 1949, c'est le constat plomb (CREP) qui prend le relais, sur une logique de peintures et non de matériaux.
L'exception des places baroques
Reconstruites après la guerre de 1914-1918, les façades flamandes des places d'Arras précèdent la généralisation de l'amiante. Pour ce bâti d'entre-deux-guerres, l'attention se porte davantage sur le plomb des anciennes peintures que sur l'amiante ; un permis postérieur à juillet 1997 lors d'une réhabilitation lourde peut toutefois changer la donne au cas par cas.
Questions fréquentes
J'ai un appartement dans une tour des années 1960 à Arras : dois-je faire ce repérage ?
Oui, dès lors que le permis de l'immeuble est antérieur au 1er juillet 1997, ce qui est la règle pour les grands ensembles de cette époque. Le constat est exigé avant la signature de la vente.
Faut-il refaire le repérage à chaque revente si le premier n'a rien trouvé ?
Non. Un résultat négatif n'a pas de date d'expiration et peut être réutilisé lors d'une vente ultérieure, tant que le bien n'a pas connu de travaux susceptibles d'introduire des matériaux amiantés.
Mon logement est sur une place baroque reconstruite vers 1920 : suis-je concerné ?
Ce bâti d'entre-deux-guerres est antérieur à l'amiante de masse, le risque y est faible et le sujet principal devient plutôt le plomb des peintures anciennes. Une grosse réhabilitation récente, avec permis postérieur à juillet 1997, peut néanmoins justifier un repérage ciblé.
Sources officielles
- Service-Public.fr : Diagnostic de performance énergétique (DPE) · Obligations, validité et contenu du DPE.
- ADEME : Observatoire des DPE et audits · Statistiques publiques des DPE réalisés en France.
- Géorisques (ministère de la Transition écologique) · État des risques par adresse (inondation, argiles, termites, radon).
- Annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés · Vérifier la certification d'un diagnostiqueur.